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Caractéristiques Sociodémographiques

Les échantillons étaient essentiellement composés de femmes, à plus de 97%. Cette proportion était équivalente en Martinique et en Guadeloupe. Les âges moyens et médians étaient relativement élevés dans les deux départements, il ne s’agissait pas d’une population très jeune, l’âge maximum enregistré était à 68 ans.

La majorité était allée à l’école et en moyenne jusqu’à 17 ans, toutefois en Martinique près de10% ont répondu n’y être jamais allé.

Peu de travailleurs du sexe vivaient en Guadeloupe depuis toujours (seules 20 personnes) et aucune en Martinique. Pour les personnes qui étaient arrivées plus tard, elles vivaient en moyenne depuis 8 ans sur l’un des départements, en moyenne depuis un peu plus longtemps en Martinique qu’en Guadeloupe.

 

Seules 33 personnes étaient nées en France, les autres étaient nées principalement en République Dominicaine et en Haïti. En conséquence, les nationalités les plus représentées étaient les dominicains et les haïtiens. La modalité autre désignait majoritairement des vénézueliens. Relativement peu de personnes n’avaient pas de titre de séjour, avec une différence importante entre la Guadeloupe, où 14% n’avaient pas de titre de séjour, et la Martinique où 1% seulement n’avaient pas de titre de séjour.

 

En Guadeloupe, la majorité possédait un titre de séjour pour 1 an (39%), alors qu’en Martinique il s’agissait plutôt de titre de séjour pour 10 ans (près de la moitié). Plus d’un quart n’avait pas de couverture sociale à jour, cette proportion était un peu plus élevée en Guadeloupe qu’en Martinique. Près des trois quarts des personnes interrogées parlaient français et espagnol. Un tiers parlait le créole antillais également. Un tiers ne savait pas lire et écrire le français, cette proportion était plus élevée en Martinique qu’en Guadeloupe.

 

La religion tenait une place très importante dans la vie de 31% des personnes interrogées en Guadeloupe et 43% des personnes interrogées en Martinique.

 

La majorité des personnes louait le logement dans lequel elles vivaient et avaient l’eau et l’électricité dans celui-ci. Près des deux tiers des personnes interrogées affirmaient travailler à leur compte et dans les trois quarts des cas les revenus principaux étaient ceux liés au travail du sexe. Quinze pourcent déclaraient tirer leur revenu principal du RSA, cette proportion était plus importante en Martinique qu’en Guadeloupe. Dans près de deux tiers des cas, les revenus se suffisaient pas à couvrir les besoins des personnes.

 

Les personnes interrogées avaient un enfant en Guadeloupe ou en Martinique et avaient deux adultes à charge en moyenne.

La plupart des personnes étaient non mariées, 47% vivaient sans partenaire sexuel et 25% vivaient avec un partenaire sexuel.

 

Dans deux tiers des cas, les personnes avaient quelqu’un sur qui compter en cas de difficultés, cette proportion était un peu plus élevée en Guadeloupe qu’en Martinique.

Peu de personnes se sentaient très entourées, un tiers se sentait très entouré mais près de la moitié se sentait seule ou très seule, ceci était plus prononcé en Martinique qu’en Guadeloupe.

La moitié des travailleurs du sexe interrogés avaient bu 5 verres d’alcool ou plus dans la même journée au moins une fois au cours du mois écoulé. Plus des trois quarts n’avaient jamais essayé la marijuana, 91% n’avaient jamais testé la cocaïne, 96% n’avaient jamais testé le crack ou une autre drogue dans 94% des cas.

Parmi les personnes ayant déjà consommé du crack, 21% en avait consommé au moins une fois au cours des trois derniers mois.

 

 

CAP VIH

Histoire sexuelle

L’âge moyen au premier rapport sexuel se situait à 15,9 ans, avec un âge minimum déclaré à 10 ans et maximum à 28 ans.

Les personnes interrogées avaient eu un grand nombre de partenaires dans l’année, ceci en lien principalement avec le travail du sexe. Si l’on s’intéresse au nombre médian de partenaire régulier au cours des 12 derniers mois, on voit que la moitié des travailleurs du sexe avaient eu moins d’un partenaire régulier et l’autre moitié plus d’un. Ce nombre médian passe à deux concernant les partenaires occasionnels, à 136 en Guadeloupe et à 40 en Martinique lorsqu’il s’agit des partenaires commerciaux.

 

Les personnes interrogées déclaraient avoir en moyenne quatre partenaires qu’elles estimaient ne pas être à risque parmi leurs partenaires. Avec ces partenaires de confiance, 23,5% n’utilisaient jamais de préservatif (12% en Guadeloupe, 38% en Martinique).

Le multipartenariat était très fréquent puisque 69% des personnes ont déclaré avoir eu plus d’un partenaire sexuel sur la même période au cours des 12 derniers mois (proportion beaucoup plus importante en Guadeloupe qu’en Martinique).

Concernant la définition de leur sexualité, plus des trois quarts des travailleurs du sexe interrogés se déclaraient hétérosexuels (85%), 5% bisexuels et 2% homosexuels.

Une certaine violence était rapportée par les répondants au sein des couples, puisque 21% déclaraient avoir déjà subi un rapport forcé de la part d’un partenaire. Plus d’un quart avait déjà été insulté par un partenaire, avait déjà été humilié par un partenaire, 9% avaient déjà été frappé ou blessé (ou quelqu’un deproche) par un partenaire.

 

Partenaires réguliers

Dans cette étude, les partenaires réguliers étaient définis

comme ceux avec qui les répondants avaient des rapports depuis plus de 6 mois.

 

Près des trois quarts des personnes interrogées avaient utilisé un préservatif lors du dernier rapport sexuel

avec un partenaire régulier. Dans 85% des cas, c’était la personne elle-même qui avait proposé le préservatif (proportion plus élevée en Guadeloupe qu’en Martinique où la décision commune des deux partenaires vaut dans 20% des cas).

Lorsque le préservatif n’a pas été utilisé au cours du dernier rapport avec un partenaire régulier, la raison la plus souvent évoquée par les travailleurs du sexe interrogés était la confiance en son partenaire (49%), qu’ils avaient fait un test de dépistage (26%) et/ou que le partenaire n’avait pas voulu (31%). Il est intéressant de noter qu’en Martinique, les personnes ont été plus nombreuses à déclarer ne pas utiliser de préservatif avec leur partenaire régulier car elles avaient confiance en leur partenaire.

Près de quatre personnes sur dix avaient déclaré avoir bu de l’alcool et/ou consommé de la drogue juste avant ou pendant le dernier rapport sexuel avec un partenaire régulier (proportion plus élevée en Guadeloupe qu’en Martinique).

Dans près de 70% des cas, les travailleurs du sexe déclaraient utiliser à chaque fois un préservatif avec les partenaires réguliers.

 

Partenaires commerciaux

 

Les partenaires commerciaux étaient

définis dans cette étude comme les partenaires avec lesquels les répondants ont eu un rapport sexuel en échange d’argent, de services, de biens et/ou de drogues.

La moitié des travailleurs du sexe interrogés avait eu plus de 28 partenaires qui avaient payé pour avoir un rapport sexuel, l’autre moitié avait eu moins de 28 partenaires qui avaient payé pour avoir un rapport sexuel (29 en Guadeloupe et 20 en Martinique). Ce nombre médian tombe à 0 lorsqu’il s’agit des partenaires qui ont été payés pour avoir un rapport sexuel.

Quatre-vingt-seize pourcents avaient utilisé un préservatif lors du dernier rapport sexuel payant. Dans près de la moitié des cas les répondants eux-mêmes avaient proposé le préservatif. Très peu de personnes n’avaient pas utilisé de préservatif lors du dernier rapport sexuel payant.

Au total, une très large majorité des travailleurs du sexe utilisaient le préservatif à chaque fois qu’ils avaient un rapport avec un partenaire commercial (93%).

Lors du dernier rapport sexuel commercial, les travailleurs du sexe interrogés étaient 41% (49% en Guadeloupe, 23% en Martinique) à avoir bu de l’alcool et/ou consommé de la drogue avant ou pendant le rapport sexuel en question.

 

Partenaires occasionnels

Les travailleurs du sexe interrogés étaient 95% à avoir utilisé un préservatif lors du dernier rapport sexuel avec un partenaire occasionnel. Dans 90% des cas, les répondants eux-mêmes avaient proposé le préservatif. Très peu de personnes n’avaient pas utilisé de préservatif lors de ce dernier rapport.

Plus de 90% pourcent des personnes interrogées utilisaient à chaque fois un préservatif avec leurs partenaires occasionnels, cette proportion est un peu plus élevée en Guadeloupe qu’en Martinique.

Lors du dernier rapport sexuel avec un partenaire occasionnel, les travailleurs du sexe interrogés étaient 44% environ à avoir consommé de la drogue ou bu de l’alcool juste avant ou pendant le rapport. Cetteproportion est bien plus élevée en Guadeloupe (55%) qu’en Martinique (24%).

 

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Préservatifs

 

La très grande majorité des travailleurs du sexe connaissait au moins un endroit ou une personne qui pouvait fournir des préservatifs masculins. La pharmacie est de loin l’endroit le plus cité pour trouver des préservatifs masculins. Viennent ensuite les associations, les amis et le planning familial.

En moyenne, les personnes mettaient moins de 15 minutes depuis leur domicile pour se procurer un préservatif masculin.

Soixante pourcents n’avaient jamais utilisé de préservatif féminin avec un(e) partenaire. Dans la plupart des cas parce qu’ils ne les aiment pas, comme c’est le cas en Martinique, ou qu’ils ne les connaissent pas, comme c’est plus le cas en Guadeloupe.

La très large majorité des personnes pensaient pouvoir proposer à un partenaire d’utiliser un préservatif lors d’une relation sexuelle. Ils étaient encore très nombreux (88%) à penser pouvoir insister et persuader le partenaire si celui-ci refusait d’utiliser un préservatif. Cette proportion est plus élevée en Guadeloupe qu’en Martinique.

 

Infections sexuellement transmissibles

 

Près de 97% des personnes interrogées avaient déjà entendu parler de maladies qui peuvent se transmettre durant un rapport sexuel. Les symptômes les plus souvent cités pour décrire une IST étaient les pertes vaginales, les lésions génitales, les pertes malodorantes et les démangeaisons.

Plus d’un quart des femmes interrogées avaient eu des pertes vaginales inhabituelles au cours des 12 derniers mois. Un écart significatif existe entre les départements, ainsi c’était le cas de 17% des femmes en Guadeloupe contre 26% des femmes interrogées en Martinique. Près de 15% des travailleurs du sexe interrogés déclaraient avoir eu des ulcérations/lésions génitales durant les 12 derniers mois.

Connaissances, opinions, attitudes

 

La quasi-totalité des personnes interrogées avaient déjà entendu parler du VIH/SIDA. Près de la moitié des travailleurs du sexe de l’échantillon avaient un proche qui était contaminé par le VIH ou qui était mort du SIDA. Un peu plus de la moitié des personnes (58%) n’accepterait pas de vivre avec quelqu’un infecté par le VIH. La très large majorité des personnes interrogées a déclaré que l’on pouvait se protéger contre le VIH en utilisant un préservatif de manière correcte et systématique à chaque rapport sexuel. Près de 11% pensait que prier, aller régulièrement à l’Eglise ou s’en remettre à Dieu pouvait protéger du VIH, cette

proportion est bien plus élevée en Martinique (20%) qu’en Guadeloupe (4%).

Une personne sur cinq pensait que l’on peut être contaminée par une piqûre de moustique, une fois encore cette proportion est plus élevée en Martinique (27%) qu’en Guadeloupe (15%). Près de 12% pensait que l’on peut se contaminer en partageant leur repas avec une personne infectée. La grande majorité connaissait les risques de transmission du VIH lié au partage d’une seringue, beaucoup moins ceux liés à l’allaitement au sein d’une mère séropositive (58% connaissait ce mode de transmission en Guadeloupe, 67% en Martinique).

Près des deux tiers des personnes interrogées déclaraient avoir un risque faible d’attraper le VIH, 20% un risque élevé. Il existait une forte disparité entre les deux départements, ainsi en Guadeloupe 79% pensent avoir un risque faible contre 38% en Martinique et à l’inverse, 6% pensent avoir un risque élevé en Guadeloupe contre 41% en Martinique. La plupart du temps, les personnes s’estimaient à risque face au VIH car elles avaient plusieurs partenaires et estimaient leur activité de travail du sexe à risque. Les personnes s’estimaient à risque faible d’attraper le VIH car elles utilisaient toujours les préservatifs et/ou qu’elles faisaient régulièrement des tests de dépistage.

Quatre-vingt-trois pourcents étaient d’accord qu’il est possible de passer un test confidentiel pour savoir si l’on est infecté par le VIH, c’est beaucoup plus en Guadeloupe (94%) qu’en Martinique (72%). La grande majorité des travailleurs du sexe de l’échantillon avaient déjà fait un test de dépistage du VIH, dans la plupart des cas volontairement, 90% étaient allé chercher le résultat de leur test, près de la moitié avait fait leur test il y a moins de 6 mois, 80% il y a moins d’un an.

La très large majorité irait se faire dépister plus facilement si la possibilité de faire un test VIH près de chez eux avec une remise de résultat dans l’heure existait.

 

Commerce du sexe

L’âge moyen au début d’activité se situait à 25 ans environ, l’âge médian à 24 ans. Un quart des

personnes interrogées avaient une autre activité leur rapportant des revenus complémentaires à ceux du

travail du sexe.

Plus de la moitié avait commencé le travail du sexe en Guadeloupe, Martinique, Guyane ou Saint-Martin,

29% dans leur pays d’origine. Près de 72% avaient déclaré avoir commencé leur activité pour des raisons

financières, par décision personnelle dans 43% des cas, par pression familiale dans 19% des cas (11% en

Guadeloupe, 30% en Martinique).

Parmi l’ensemble des partenaires des 7 derniers jours, 11,28 en moyenne étaient des clients, 1,37 des

autres partenaires. Lors de la dernière journée de travail, les personnes avaient déclaré une moyenne de

4 clients (le nombre médian était à 3 clients). La moitié des travailleurs du sexe interrogés avait gagné plus

de 35 euros (40 euros en Guadeloupe, 30 euros en Martinique) avec leur dernier client, l’autre moitié

moins de 35 euros. La majorité des personnes (69%) considère leur activité de travailleur du sexe comme

régulière.

La rue est très souvent citée comme lieu de rencontre des clients (72% en Guadeloupe, 90% en

Martinique), les boîtes de nuit, les bars et le téléphone sont cités ensuite. Trouver des clients par

connaissances est également relativement souvent évoqué.

Dans plus de la moitié des cas, l’argent gagné avec les clients ne revenait pas en totalité à la personne.

C’est très souvent au père ou à la mère des enfants qu’une partie était reversée ou à la famille dans le

pays d’origine. Dans 14% des cas, l’argent était reversé au partenaire et dans 13% des cas à un proxénète.

Près de la moitié des personnes (47%) déclaraient subir parfois des violences de la part des clients.